Ces espèces sont protégées mais plus particulièrement le noir, seuls les guides ont le droit de tuer mais uniquement pour manger.
La chair de nos deux caïmans chiens est excellente.

Jeudi 22 . 09. 1994

Chasse à l’iguane, c’est le moment de la ponte, il creuse une profonde galerie sur un banc de sable (tellens).
Technique de chasse : plonger le bras dans le trou, lui attraper la queue sans tirer, elle pourrait casser, remonter la main vers la tête et extraire l’animal. Si ce dernier a eu le temps de préparer sa chambre et de se retourner, à ce moment-là vous êtes en présence de sa mâchoire..........
Bredouille et pourtant le long du fleuve, de temps à autre, un iguane lézardant sur une branche surplombant la rive, dérangé par le bruit du moteur, se laisse choir à quelques mètres devant le canoë et disparaît dans la forêt sans demander son reste. Effet de surprise très désagréable et crainte justifiée quand on sait que l’anaconda, serpent qui peut atteindre 10 mètres de long, opère de la même manière mais pour attaquer.

oeufs_d_iguanes

Nous avons enfin la chance de trouver 60 oeufs d’iguane dans deux nids.
- Préparation : un court-bouillon, sel, poivre, épices de là-bas, dit, oignon, ail, cuisson : deux heures.
- Présentation : de la taille d’un petit oeuf de poule, couleur blanche, l’enveloppe est une peau souple et résistante ne renfermant que du jaune.
- Dégustation : prendre délicatement (c’est un met très apprécié des indiens  ) l’oeuf entre le pouce et l’index, le présenter religieusement à sa bouche, le pousser lentement dans la cavité buccale pour s’imprégner de la sauce, couper avec les dents la peau à l’extrémité et dans le même temps aspirer énergiquement. Vous ne venez pas d’accomplir un acte superfétatoire, il est indispensable car je ne le répéterai jamais assez, c’est tout simplement savoureux.
Fin de la journée, préparatifs pour la pêche à l’attrape : il faut un arbuste de 3 cm de diamètre, un mètre de corde, un bas de ligne,   câble de frein de vélo) ,  un énorme hameçon et un gros morceau de poisson.
- Technique : planter une perche profondément à 45° sur la rive, fixer la ligne, accrocher l’hameçon sur la perche et attendre la tombée de la Nuit. Amorçage des lignes, 30 cm dans l’eau, le résultat : le lendemain matin de bonne heure:  poissons potentiels : Aïmaras, Houis.
Retour au carbet, ce soir repas royal : oeufs d’iguanes.

Vendredi 23 . 09 . 1994

J’ai évoqué précédemment la nuisance provoquée par la chute d’eau, son bruit occasionne  une gêne pour Bernard qui espère toujours enregistrer les Babounes (singes hurleurs). Il formule sa demande de changement de camp en trois exemplaires, déformation professionnelle, dont un pour les archives de Saut Sonnelle, me demande courtoisement mon avis, pas de veto, la cause est entendue, attendu que tout le monde est d’accord. On plie bagages et direction camp “Ivan “. Une pensée à mon petit frère qui a participé également à cette aventure en me prêtant tout l’équipement, il se prénomme Ivan.
Je remercie également Yannick, deux ans de Guyane chez les pros du R.E.I. dont les recommandations et les conseils m’ont été très utiles.
Tout le monde au bouillon, il faut tirer les canoës, on  en profite pour se ré hydrater, je glisse, je dérape, le rocher a eu raison de mon tibia, du sang, les piranhas adorent, pas de panique, mais je me hisse dare - dare dans l’embarcation.
Camp  “ Ivan “, un carbet nous attend, heureusement, s’il avait fallu en construire un, Bernard était à  l’amende. Nous partons sur le fleuve tous les deux à la pêche, sans arrêt des touches mais nous rentrons bredouilles. Le temps s’assombrit, l’orage gronde, il était impératif de rentrer, une pluie diluvienne chaude, des trombes d’eau s’abattent sur nous, heureusement le carbet est un abri solide. En cette saison, les orages sont de courte durée. Le fleuve exhale une brume dense et laiteuse, nous sommes noyés dans un bain de vapeur avec la sensation d’étouffer.
Il est prévu de chasser le caïman cette nuit.
21 heures, nous partons en file ... indienne sur le fleuve.
Les lampes frontales balayent les rives  de droite à gauche et de gauche à droite, j’en oublie de scruter le fleuve à l’avant du canoë, ce qui me vaut de me faire apostropher par J.R.
Nous cherchons deux rubis dans la nuit, à droite c’est un gros me précise J.R., mais il est inaccessible, il faut traverser un marais pour parvenir jusqu’à lui. Un autre plus loin sur la gauche, je ne suis pas à l’aise de ce bord-là, que voulez - vous, je suis dextrogyre mais ce n’est pas une tare bien au contraire, d’ailleurs notre caïman s’en bat l’oeil, son oeil rouge qui le trahit nuit traîtresse pour le caïman. Nous approchons lentement à la pagaye, deux mètres, un mètre, J.R. tend la perche au bout de laquelle est fixé un collet. Le bougre s’est envasé, c’est déjà bizarre, comment le garrotter, si le collet lui touche le museau c’est foutu. On risque, il ne bouge toujours pas, le collet  glisse sur son museau, il ne bronche pas, le piège se resserre, curieux aucune réaction, J.R. l’extrait de sa gangue de boue, il est “ caïman “ inerte, méfiance quand même, il le hisse dans le canoë, commence par le ligoter, le ficeler, le bâillonner, il est calme, stoïque et vivant puisqu’il vagit, (comme un nouveau - né le caïman vagit).
Totalement inoffensif de par les liens qui l’enserrent nous n’avons plus de raison de craindre un coup de Jarnac.
On se perd en conjectures sur le comportement de cet Alligator, bast; peut - être a - t - il la maladie du sommeil.
Retour à camp “ Ivan” , Alfred est dans un sac, bonne nuit.
Dans l’après-midi ,  J.R. a pêché une raie pastenague, 80 cm de diamètre, une belle bête par la taille mais une espèce très dangereuse dont le dard d’une vingtaine de cm muni d’un ardillon est plus redoutable qu’un poignard.
J.R. peut en parler savamment, il a été meurtri dans sa chair : six mois de guérison.
Premier réflexe : couper le dard.
Les Haïtiens et certaines tribus amérindiennes le fixent au bout d’une lance avec un peu de colle, pas trop, et s’en servent en combats singuliers. Ils visent le ventre, le dard s’y plante et y reste, c’est la raison pour laquelle il ne faut pas mettre trop de colle, ils sont intelligents les Haïtiens.
Dans 90 % des cas c’est la mort assurée, le poison recouvrant le dard gardant son efficacité plusieurs années durant.
Encore une fois le repas est assuré.
Il n’y a plus le bruit  de fond gênant de la chute, Bernard va pouvoir enregistrer, la pluie a cessé, mais les arbres pleurent à chaudes larmes qui viennent s’écraser sur la bâche provoquant un bruit infernal; situation apocalyptique pour notre ami des bêtes, il est catastrophé, nuit blanche en perspective. Les “ Babounes “ ne seront pas encore au rendez - vous.

Samedi 24 . 09 . 1994

Tout le monde est debout, moi je fais la grasse matinée, Bernard filme Alfred, la prise de vue terminée il susurre de le remettre dans le sac, J.R. bon prince et grand coeur le laisse sur le rocher. Petit-déjeuner, nous rentrons à Saut Sonnelle, on démonte, on embarque tout le matériel, mais où est donc Alfred ? Qui a planqué Alfred ? Drôle de farce, la plaisanterie a assez duré, rendez - moi Alfred nous adjure J.R.
Étonnement, interrogations, supputations, accusations, supplications, menaces, nous sommes bien obligés d’admettre après avoir fouillé toute une zone de la berge que nous avons le bonjour d’Alfred.
Il s’est fait la paire, a joué les filles de l’air, a déjoué le plan machiavélique du méchant homme blanc.
Le rire étant le propre de l’homme et contre mauvaise fortune bon coeur, nous lui souhaitons bonne chance.
J.R. est sidéré, c’est une première pour lui.
Nous ramenons, vivants, deux caïmans, un Aïmara et un houi, maigre butin, les écumeurs de l’Inini ne sont pas spécialement doués pour ce genre d’exercice.
Chemin inverse, il faut tirer, pousser, porter, midi: repas froid sur le fleuve, un orage se prépare, il tombe des cordes, Bernard sort son poncho, le déplie, l’enfile, la tête ne veut pas passer, il se démène comme un diable, on se croirait au théâtre, une représentation de la légende de Faust, l’image fantasmagorique de Méphistophélès drapé dans sa grande cape, il lui manque la faux.
Toujours est - il qu’il est totalement impossible de passer la tête dans la manche d’un poncho. Impossible n’est pas Français et encore moins Amérindien, certaines tribus étant spécialistes de la réduction de têtes.
Moi je suis torse nu.
Arrêt ti - punch à Tolinga, le couple est charmant et accueillant, pour eux  une visite c’est un dérivatif pour faire une pause et parler.
Saut Sonnelle est à quelques lieues, est - ce  le ti - punch ou la joie du retour :
- Premier incident :
  On s’empale au beau milieu du fleuve sur un rocher, heureusement celui - ci est plat, plus de peur, que de mal, on se dégage.
- Deuxième incident :
  Tel le flibustier rentrant au port de Saint Domingue chargé  d’or et de richesses et arborant fièrement le drapeau à tête de mort, je prépare notre arrivée beaucoup plus modestement en nouant mon maillot blanc au bout de la pagaye. Je répète la scène en gesticulant, debout à l’avant du canoë; le moteur tousse, crachote et s’arrête, il est noyé et nous avons failli chavirer.
Il ne faut jamais donner trop d’importance aux choses qui ne le méritent pas, c’est donc en remorque que nous accostons, déconfit et honteux en ce qui me concerne, par contre je vous laisse deviner la jubilation intense de Bernard : assister J.R., une prouesse.
Juste le temps de me refaire une beauté et une santé car je me suis laissé dire qu’à Maripasoula deux Brésiliennes exercent le plus vieux métier du monde, à voir, j’ai bien dit à voir : plus du quintal. Les vieux métiers attendront ma participation à la transjurassienne vers Saint Claude.
Il nous faut acheter du pain et tout est fermé le dimanche.
J . R . connaît tout le monde  et chaque case regorge de produits divers. Je fais la connaissance du plus grand proxénète de Cayenne, au vert à Maripasoula pour des raisons assez nébuleuses. Et puis il y a Mobydick, un grand escogriffe négroïde desséché par l’alcool, ex-capitaine de crevettier déchu de ses fonctions pour des raisons faciles à deviner et qui après deux ti - punch y va de sa mésaventure rocambolesque.
Avec un compère du même acabit, les voilà partis en pirogue sur l’Inini pêcher et chasser. Tout est prévu, y compris le congélateur alimenté par un mini-groupe fonctionnant au pétrole afin de conserver en parfait état de fraîcheur gibier et poissons. S’y ajoute une bonne dizaine de litres de rhum, le pays est rude.
Arrivés sur les lieux, la gorge sèche, ils tire-bouchonnent joyeusement et copieusement, s’ensuit une dispute éthylique et orageuse qui se traduit par le départ inopiné de l’un des acteurs laissant notre capitaine affreusement seul et complètement démuni au beau milieu de la forêt sur le bord du fleuve. De retour à Maripasoula, deux jours après, rongé par le remords, le fuyard expose la situation aux gendarmes qui montent une opération de sauvetage accompagnés de  J.R.
Et, oh! surprise, sur le fleuve un congélateur avec à son bord, ramant comme un forçat (nous sommes en Guyane)
Mobydick le courageux, le téméraire, le légendaire.
Histoire véridique, filmée  par les forces de l’ordre.
C’est tout cela la Guyane, mais aussi la  magouille des hommes politiques qui s’enrichissent avec les deniers de la métropole, villas cossues, train de vie démesuré, la France est bonne et généreuse, la vache à lait. Il ne s’agit nullement d’un jugement personnel, je regarde et j’écoute.

Dimanche 25 . 09 . 1994

Jour de repos bien mérité et veille du départ pour Cayenne, les “ vacances “ sont finies.
J . R.  et Mireille nous tracent sur des cartes  I.G.N. les itinéraires forestiers et fluviaux que nous avons parcourus.
Je remercie au passage les gendarmes qui se sont montrés compréhensifs, humains et désintéressés (Guyane terre de paradoxes et de contrastes). Je flâne  désoeuvré, un peu hébété après toutes ces émotions passées.
On dit que l’homme descend du singe, facile à démontrer, il suffit de regarder Bigot et Balisson se chercher non des poux dans la tête mais des tiques sur le corps. L’inspection terminée, les parties les plus nobles ne sont pas exclues, mais rassurez - vous mesdames, nous ne sommes pas encore assez intimes pour nous gratter mutuellement à cet endroit.
Bonne nuit mon amour, je vais de ce pas dormir du sommeil du juste, ce qui est profondément injuste pour Bernard qui, jusqu’au dernier jour, la dernière minute, l’ultime seconde va veiller pour enregistrer, je vous le donne en mille, oui vous avez deviné..et vous compatissez...........Il aura amplement mérité le repos du guerrier à son retour au Mans.

Lundi  26 . 09 . 1994

Avant de partir, Patt nous offre : bananes, piments (Batoto) gingembre.
C’est un personnage de légende : Irlandais, donc roux, 65 - 70 ans, a été S.A.S. (pour les initiés) a bourlingué dans le monde entier, célèbre orpailleur, en a gardé la nostalgie et maintenant homme à tout faire à Saut Sonnelle. A survécu à trois accidents d’avion et a été le seul rescapé des trois crashs , c’est en quelque sorte trompe la mort.
Un penchant immodéré pour le jus de fruit fermenté, se refuse obstinément à parler notre langue, mais la comprend parfaitement bien. A  été riche, mais les pépites ont fondu comme neige au soleil, les femmes et l’alcool ont eu raison de la légendaire avarice Irlandaise.
Merci Patt, tu es un personnage  hors du temps.
Nous partons pour Maripasoula, le coucou nous y attend.
ADIEU Saut Sonnelle, ton souvenir ne s’estompera jamais.
L’hôtel, la “chaumière “ nous accueille une dernière fois, d’abord le bain, ensuite la douche, les chambres sont climatisées, le pied, le
Rêve

H_tel

 

L’hôtel «  la Chaumière ». Après 15 jours passés dans « l’enfer vert », il est bien agréable de se prélasser dans cet endroit paradisiaque.


piscine___la_Chaumi_re

Au mépris total des convenances les plus élémentaires, ne respectant pas le sommeil des pensionnaires et en l’occurrence le mien, Bernard se baignait à 6 heures du mat.

Bernard est boulimique de “blaff “ de crevettes, c’est une fricassée à la guyanaise, c’est parti, on est lundi pas de crevettes, le pécari en fera les frais.
Après - midi réservé aux achats, nous parcourons Cayenne de long en large, Bernard est indécis, je le suis tout autant, ce n’est pas une tâche aisée que de choisir un cadeau qui fera plaisir, entre la mygale et le morpho (papillon) naturalisés, la pépite, la machette et tous les objets en bois, d’essences diverses. Nous avons enfin mis un terme à notre casse-tête chinois ..... Devinez ..... Dans une échoppe chinoise.
Je suis moins à l’aise en ville qu’en forêt, je suis mort de fatigue.

Mardi 27 . 09 . 1994

Bernard me propose d’aller à Roura, petit village à 30 kms de Cayenne où l’on nous a indiqué un très bon restaurant.
Notre avion n’est qu’à 18 heures. Nous quittons la route colassée et nous nous engageons sur une piste en latérite, une voiture est arrêtée et son occupant tient dans ses bras un aï (paresseux)  il est chez lui, la forêt borde la piste des deux côtés. Nous le ramenons jusqu’au restaurant où il fait sensation. Son apparition fait monter de quelques centimes le cours de la bourse des actions Fuji et Kodak.

Le_plus_paresseux_


                 Qui «  AÏ » le plus paresseux des deux ???

Nous lui rendons la liberté et précautionneusement, avec des gestes lents et mesurés il grimpe et se perd dans un arbre qui lui est familier et indispensable, car cet animal ne se nourrit que des feuilles du bois “ canon” .
Dernier repas à Roura dans un carbet restaurant qui surplombe une crique : crabe farci, Maïpouri, un véritable délice.



Crique_gabrielle_1

La crique « Gabrielle », vue du restaurant chinois où nous nous remettons de nos émotions.




Crique_gabrielle_2


Même crique : Repas excellent, repus pour un bon moment. Toutes ce agapes n’arrivent pas à nous faire oublier (même le vin aidant), les images emmagasinées depuis 15 jours.

La D.C. 10 nous attend, 130 passagers, nous pourrons nous  allonger sur les sièges du milieu cette nuit.
A.O.M. nous sert le ti- punch d’accueil.
- Repas : salade niçoise, poulet boucané, salade, fromage, tartelette, à 12000 mètres, 900 km/h et moins 41° ext.
Au - dessus de Quimper il fait moins 63° ext et nous sommes le :

Mercredi 28 . 09 . 1994

Paris ensoleillé, nous avons de la chance, gare Montparnasse, plus qu’une heure, 200 kms, vers qui vont mes pensées ?
Andrée nous attend en gare du Mans. Peu reluisants, pas rasés, sales, fourbus les aventuriers, tendres effusions, un regard admiratif pour l’homme qui a osé affronter la forêt amazonienne, un grand homme tout auréolé de sa victoire sur l’enfer vert. Son petit-fils qui accompagne Andrée n’a pas les yeux assez grands pour admirer le héros, il est subjugué par ce grand père qui a fait preuve de tant d’audace et de témérité...
On me dépose rue des vanneaux, il est 10 heures, Colette est à son travail, j’ai la clé du garage mais impossible d’ouvrir. Loin des yeux, loin du coeur, la porte me serait - elle condamnée, notre amour aurait - il sombré dans les flots tumultueux de l’Inini ?
Je n’ai pas le droit d’être perplexe, de douter, pas encore...
Je traîne ma carcasse jusqu’au centre ville.
Colette est désespérée, elle a tout bonnement oublié d’ôter la barre de fermeture intérieure.
Sur le chemin du retour, je ne marche plus, je vole, je chante, j’exulte, je l’AIME.


   LE MANS LE 18.10.1994

    J . C . B .

Le   phénomène de la métempsycose

Troisième millénaire : année 2050

Première étape : l’indien Wayana

am_rindien_bernard

Il ne s’agit, dans un premier temps que d’une pigmentation sauvage qui épargne bizarrement la tête, mais on remarque que ce spécimen est affligé d’une hydrocéphalie récurrente ; La dégénérescence est inéluctable et aboutira au stade suivant :






















baboune_bernard

Troisième millénaire : année 2250

Deuxième étape : par transmutation génético-hormonale en Baboune à lunettes

La terre n’est plus peuplée que de mammifères primates à face nue, à mains et pieds préhensiles et terminés par des ongles ; c’est le grand retour à la planète des singes.